Mercredi 25 avril 2007

* * *

District 08, Los Angeles, 24 juillet 2097, 20h44

 

La violence de l'émeute avait beau avoir fortement diminué aux alentours, Ivan n'arrivait toujours pas à retrouver le squat de ces foutus « Purple Arrows ». Ca faisait bien quatre heures qu'ils erraient sans résultat… Fallait dire que la vieille ville avait bien changé, depuis le Los Angeles qu’il connaissait. D’immenses immeubles avaient poussé partout, lui faisant perdre tous ses repères.

Pour tout arranger, ses tremblements incoercibles s’étaient accentués au point d’altérer la rectitude de sa trajectoire. Il avait finalement dû dépouiller de son défonceur un jok qu’il avait croisé (après lui avoir ôté sa cagoule afin de s’assurer qu’il n’appartenait pas à la bande de Flow R.). Son bras mécanique avait rendu la chose facile… Ils avaient également récupéré des tokamaks afin de disposer d’armes moins létales que les leurs.

Apparut soudain au milieu de la foule un jok volant la tête dénudée et surmontée d’une grosse touffe de cheveux pourpres dressés verticalement, taillés en une flèche pointant vers l’avant. De dos, il avait l’air baraqué, et il trimbalait un tokamak dans une main, une hache dans l’autre… Rien qui ne troublât cependant l’assurance nouvelle dont son bras dotait Ivan.

Il le désigna à Li Ann puis se précipita vers lui. Le rejoignant au coin d'un grand gratte-ciel – les murs de bornes flottantes étaient tous complètement défoncés –, il chopa ses fringues au niveau de l’épaule et freina. La secousse surprit l’autre qui en lâcha ses armes. Ivan en profita pour le plaquer contre la paroi de plexos, histoire d’assurer sa prise. L’étonnement le plus complet se peignit sur la gueule cabossée du jok, dont les yeux ne semblaient savoir où se fixer.

C’est là qu’Ivan se souvint de sa combinaison thermop en mode invisible. Il la désactiva.

_Hé, du calme, c’est moi, Ivan. Le gars que vous avez piqué aux asiates l’autre jour, le rassura-t-il en ôtant sa cagoule de sa main libre.

Le visage de l’autre passa alors de la stupéfaction à un amusement teinté d’arrogance. Il saisit négligemment le poignet qui le tenait et tenta de l’écarter de lui.

D’accord. Il le prenait encore pour un guignol…

A sa grande surprise, rien ne bougea. Il ne connut pas plus de réussite en forçant à deux mains ni en tapant sur le bras d’Ivan, mais remarqua toutefois que celui-ci n’était pas normal. Il s’en assura en le tâtant sur toute sa longueur. De désespoir, le jok laissa échapper un cri de rage en collant un pain à Ivan qui ne l’avait pas vu venir. Les nerfs à blocs, ce dernier se retint autant que possible de ne pas broyer instantanément la nuque de ce putain de connard de merde. C’était pas facile. Il lui enfonça quand même lentement son poing de métal dans la poitrine jusqu’à l’entendre crier.

_Putain qu’est-ce que t’as foutu, enculé ? haleta-t-il. T’es un cyborg, maintenant ?

Ivan relâcha doucement la pression.

_Ouais, répliqua-t-il avec un poil de fierté dans la voix. Maintenant tu te calmes, ok ? On veut juste retourner au squat, pour causer… Désolé si j’ai paru t’agresser, c’était pas volontaire. Tu m’as cogné, je t’ai fait mal, alors on est à égalité.

Il le libéra complètement. Le jok se massa un peu l’endroit douloureux.

_Putain… Tu me refais plus ça, d’accord ? C’est qui, « on », d’abord ?

Li Ann désactiva sa combinaison et souleva sa cagoule un bref instant, juste le temps que le jok aperçoive son visage… Et tire la tronche de quelqu’un sur le point de tuer.

_T’énerve pas… le tempéra Ivan. C’est celle qui m’accompagnait quand vous m’avez chopé. D’ailleurs, si j’ai bien suivi, elle était aussi dans le contrat, non ?

L’autre n’eut l’air qu’à moitié convaincu ; il consentit néanmoins à les guider.

 

 

Au bout d’une demi-heure, ils arrivaient enfin au bâtiment où Ivan avait fait son entrée consciente dans le futur. Il n'avait pas trop souffert des combats, mais il fallait dire qu'il était déjà trop vétuste pour qu'on songe à le piller. Et puis c’était quand même le repaire d’une bande de joks… Cette fois-ci, ils y pénétrèrent deux étages plus bas.

La gorge d’Ivan se noua au souvenir de Flow R., car tout ici, des gens aux objets, la lui rappelait. A tout moment, il s’attendait à ce qu’elle surgisse par une porte, ou bien il croyait la reconnaître parmi les joks présents. Evidemment ses espoirs étaient à chaque fois déçus, ce qui ne l’empêchait pas de retomber systématiquement dans le panneau.

Au centre de la grande salle étaient entassés pêle-mêle, sous la lumière d’un puissant projecteur, du matos, des bijoux, des vêtements… Autour de ce gros tas, buvant, riant, jouant, une trentaine de joks faisaient la fête. Enfin, ils se torchaient la gueule, quoi. C’était typiquement le genre de scène qui rassurait Ivan quant à l’embrigadement des joks par les autres tarés de nachris. Ils étaient encore loin d’avoir une quelconque crédibilité dans le rôle de « soldats de la foi »…

Grand Chef était là, dans un coin plus sombre, en train de tripoter une gonzesse. Il l’abandonna pour se diriger vers son guide dès qu’il les aperçut, en dégageant violemment les gens de son passage. Pendant que le jok expliquait la situation, Ivan retira sa cagoule… Ce qui eut pour conséquence de river instantanément les yeux de l’autre connard aux siens. Sans accorder plus d’attention au récit de son homme, le chef s’avança vers lui d’un pas décidé, une lueur mauvaise dans le regard.

Ivan l’attendait de pied ferme, mais ne put anticiper le formidable coup de boule qu’il lui flanqua avant de s’arrêter. Pile sur l’arête nasale.

Pendant qu’il roulait au sol, l’autre fils de pute se jeta sur Li Ann qui évita de justesse une baffe susceptible de l’assommer. Elle riposta d’une pirouette, enchaînée avec son pied dans sa gueule. Le talon de sa lourde pompe antigrav le cueillit à la tempe, l’envoyant au tapis pour le compte. Toujours pas calmé, il se releva aussitôt et revint à la charge en rugissant, poing levé. Surprise de le voir se remettre d’aplomb si vite, Li Ann eut pourtant le réflexe de le frapper encore du pied, dont la plante s’écrasa sur le pif de l’autre en le bloquant net. Contre toute attente, il conserva son équilibre. Stupéfaite par une telle résistance de la part d’un loqueteux pareil, elle s’immobilisa ainsi un quart de seconde, le pied levé, appuyé contre son visage en sang. Ce répit suffit à Grand Chef pour balayer sa jambe d’un puissant revers de la main. Le temps que Li Ann se rattrape, elle avait encaissé son poing dans la tronche. Elle vola contre le mur, au pied duquel son corps glissa, sans connaissance.

Il alla lui arracher sa cagoule.

_Ouais, c’est bien la putain de niak dont il m’avait filé l’holo. Hé, connard, tu l’as ramassée où, cette pute ?

C’était vraisemblablement destiné à Ivan, qui se relevait péniblement, la main sur son nez cassé. La douleur occasionnée lui obscurcissait l’esprit, les insultes ne faisaient qu’intensifier son envie de meurtre… De massacre.

_Où est Flow R. ? hurla le chef en le chopant par les cheveux. Tu te casses avec Flow R. et tu me ramènes une niak à la place ! Tu te fous de moi, ou quoi ?

Ivan ne réfléchit même pas. Sa main droite broya celle qui le tenait et l’écarta de lui. Le visage du chef s’était décomposé. Son tortionnaire accompagna l’écrasement de la main d’une torsion du bras qui n’allait pas tarder à totalement le lui bousiller. Il ne trouva son salut que dans son tokamak, dont la massue ne tarda pas à s’abattre sur le membre artificiel d’Ivan. Celui-ci lâcha prise à son tour, sa mécanique intacte. Heureusement pour lui, Grand Chef n’avait pas pu utiliser son arme à fond… Antigrav allumé, il tenta bien d’achever vite fait Ivan en fauchant l’air de grands mouvements de  sa massue, mais le jeune homme fit preuve d’une agilité qui l’étonna lui-même. Pendant qu’il se démenait pour échapper aux coups mortels qui pleuvaient, il eut le réflexes salutaire d’activer son antigrav et son tokamak. La force de sa prothèse aidant, l’autre fut désarmé au moment où leurs plasmas s’entrechoquèrent. Puis  Ivan lui démolit un genou d’un  revers bien ajusté.

Maintenant, il était étalé pour de bon, sur le flanc. Entre sa main écrabouillée et son genou détruit, il ne savait plus où avoir mal. Ca s’était toutefois  conclu un peu prématurément ; Ivan s’était à peine défoulé… Pas grave, il allait se payer sur la bête. En espérant qu’il mettrait un peu de mauvaise volonté à répondre à ses questions…

Il s’avisa d’une certaine agitation, autour d’eux. Quelques joks semblaient tentés d’intervenir, tandis que d’autres – nettement plus nombreux – les retenaient.

_Sale petit fils de pute merdeux, je vais te défoncer le cul, tu vas voir ça…  éructa le chef entre deux gémissements.

Mal lui en prit. L’adrénaline qui courait encore dans les veines d’Ivan revint à la charge. Ce fut d’abord le genou brisé qui subit la frappe du poing de carlax, provoquant un hurlement de douleur des plus jouissifs. Ensuite vint le tour de l’épaule. Puis de la hanche. De sa sale gueule de merde. Du genou, encore. Ivan cognait de tout son coeur… Cognait. Cognait.

Cognait.

Jusqu’à ce qu’une violente bourrade le jette lui aussi à terre.

_Putain mais arrête, tu vas le tuer !

Li Ann, constata-t-il en se relevant. Elle avait bien fait de s’interposer, car l’autre raclure sanguinolente ne bougeait plus. Pourvu qu’il n’ait pas fait de connerie en le trucidant trop rapidement… Néanmoins il ne regrettait pas son geste, qui l’avait bien apaisé. S’il tremblait encore un peu, il n’avait en revanche plus envie de massacrer personne. Il considéra son adversaire quelques secondes : vu son état, il ne lui serait d’aucune utilité dans l’immédiat. Encore que les joks disposaient peut-être d’une came miracle qui pourrait vite fait lui retaper le cerveau afin qu’il réponde à ses questions…

_ Ivan. N’oublie pas ton bras, lui rappela Li Ann.

Merde, ce foutu bras…

_Euh… Qui commande, ici, quand cette… ce… déchet est hors d’usage ? Il me faudrait un scan de ce truc… lança-t-il à la cantonade en tapotant sa prothèse.

Un « vieux » s'avança. Noir, la cinquantaine tremblotante, usé mais encore baraqué, un chapeau melon posé sur des tresses blanches et noires tombant jusqu’aux épaule, trois pointes de diamètre croissant alignées verticalement sous son œil gauche, à la manière d’une larme. Trois autres types du même style l’imitèrent.

_Nous sommes les plus âgés, fit le premier. C’est à nous qu’il revient de guider le groupe et de désigner un nouveau chef quand le temps sera venu.

_Un nouveau chef ? Et lui ?

Au lieu de répondre, les quatre autres sortirent des antidros de leurs vêtements et les pointèrent sur Grand Chef. De rares protestations s’élevèrent parmi les joks, dont les « anciens » ne tinrent pas compte. Quatre rafales retentirent simultanément. Le corps de Grand Chef tressauta sous les impacts qui le déchiquetaient, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de lui qu’un tas de barbaque, de fringues lacérées et d’os brisés. Il n’avait même pas eu le temps de crier.

Ivan et Li Ann échangèrent un regard interrogateur.

_C'est la règle, expliqua le vieux en rangeant sa pétoire. Towk nous a imposé ce trou de balle après avoir buté notre chef, à l’époque. Un sale petit con embrigadé par les nachris, qu’il a fichu chez nous parce qu’il cherchait à s’attirer les bonnes grâces de ces salopards. Et puis quel chef de merde… Je pense qu’on était beaucoup à vouloir lui faire la peau mais Towk n’aurait pas apprécié… Tu nous a rendu service, finalement, en l’écrasant comme tu l’as fait. Se faire pourrir à ce point  par un novice est trop humiliant pour être pardonné à un chef ; Towk lui-même le comprendra parfaitement.

Ivan n’osait trop croire à la façon dont tout se goupillait parfaitement.

_Ravi de vous avoir filé un coup de main, alors… Si on causait de mon problème, maintenant ? On s’est tiré de chez les japs un peu facilement, avec Li Ann, et on se demande s’ils auraient pas planqué quelque chose là-dedans. C’est un bras mécanique, en fait, précisa-t-il.

Il agita sa prothèse devant des joks à la nervosité presque palpable. Ca confinait même à l’agressivité, chez certains. Des massues de plasma jaillirent.

_Ho ! Pas de blagues, les gars… Sans vouloir vous vexer, je pense pas qu’ils aient grand-chose à foutre de vous. Y’a déjà plein de bandes comme la vôtre qui zonent dans cette ville… Donc vous devez un peu être du menu fretin, à leurs yeux. Par contre, votre fameux grand chef, là, Towk… Il doit pas mal les intéresser, non ?

L’homme au melon hocha la tête et apaisa ses collègues d’un signe de la main.

_D’accord, on va voir ça. Je m’appelle Si-Do.

Il enjoignit à Ivan et Li Ann de le suivre.

_ Pendant ce temps, appelez-les gamins, qu’ils nous flanquent ce tas de merde par la fenêtre… lança-t-il aux autres par-dessus son épaule, en désignant le cadavre de Grand Chef. Je refuse de bouffer de ça.

Escortés par une dizaine de joks moyennement confiants, ils traversèrent trois pièces parsemées de coussins, de gars et d’ustensiles divers, grimpèrent d’un étage par une cage d’escalier au nettoyage de laquelle s’activaient des gamins, et parvinrent à une grande salle qui, elle, semblait dévolue au bricolage. Personne de vautré, mais quatre ou cinq types occupés à bidouiller des trucs, accroupis au  milieu de tout un bric-à-brac répandu par terre ou sur des tables disposées au petit bonheur la chance.

_Où est le tue-mouches ? demanda le vieux à la cantonade.

L’un des joks indiqua du pouce l’une des tables, appuyée contre un mur. Si-Do y emmena Ivan. Il repoussa un peu de bordel du revers de la main,  dégageant ainsi deux machins qui ressemblaient pas mal à des fers à repasser avec un socle ovale et un écran latéral fixé entre celui-ci et la poignée. Après avoir vérifié leur état de charge, il enjoignit à Ivan et Li Ann d’approcher.

Une partie du « tue-mouches » dans chaque main, il parcourut le corps de Li Ann en l’intercalant entre les socles qu’il maintenait à peu près face à face. D’abord la partie droite de son anatomie, les yeux rivés sur l’écran de l’un de ses bidules, puis la partie gauche. Il passa ensuite à Ivan, en prenant garde de commencer cette fois-ci par le côté gauche – son côté « naturel ».

_On va se garder le gros morceau pour la fin, marmonna le jok plus pour lui-même que pour Ivan.

Quand il arriva au niveau de son épaule droite, il ralentit le mouvement, plus attentif. Au bout de trois longues minutes, Si-Do s’immobilisa, en arrêt.

_Bon. On en a un… Putain. Y’a un détonateur dans ce truc.

Le sang d’Ivan se glaça dans ses veines… Il avait bien pensé à un mouchard, mais n’avait jamais vraiment pris au sérieux l’éventualité d’exploser d’un instant à l’autre. Son instinct de conservation lui commanda d’ôter sa combinaison pour se débarrasser de cette saloperie de bras piégé, et sa main gauche tripota nerveusement le système d’ouverture.

_Laisse ton bras dans sa manche, ordonna le jok d’un ton sans équivoque. S’ils ont planqué des mouchards dedans, ça leur permettrait de sortir et de se balader chez nous incognito. Je devrais pouvoir griller les circuits du pétard qu’ils ont foutu là… Le problème, c’est que la décharge électromagnétique va bousiller pas mal de composants de ton bras par la même occasion. Les servomoteurs, les générateurs anti-g… Donc t’inquiète pas si tu commences à en perdre le contrôle ; on t’arrangera ça plus tard.

Du pouce, il dégagea un cran de sûreté rouge, sur chacune des poignées, écarta ses pieds de façon à acquérir une position plus stable, se raidit… et pressa une gâchette. Un arc électrique bleu fulgura entre les socles, à travers la prothèse d’Ivan. Celui-ci se crispa, inutilement puisqu’il ne sentit rien. En revanche, son bras devint comme tétanisé : plus lourd, moins manoeuvrable…

_On l’a eu, l’informa Si-Do. Suivant.

L’inspection reprit. Elle permit de dénicher encore deux mouchards qui subirent le même traitement que la bombe. A l’issue de ces décharges successives, Ivan peinait à tenir debout ; il n’avait plus en guise de bras qu’un poids mort pendouillant à l’épaule.

Ses détecteurs dans une main, le poignet inerte d’Ivan dans l’autre, Si-Do ramena Ivan vers la table. Il y déposa le tue-mouches, jeta un œil sous la table,  d’où il tira un gros fût vide qu’il présenta au jeune homme en guise de siège, et déblaya un peu.

_Pose ton bras là ; on va s’en occuper.

Il attrapa une boîte posée contre le mur,  à l’écart du foutoir. Elle était remplie d’outils biscornus et inidentifiables.

_C’est bon, tu peux retirer ta manche, maintenant, fit le jok en approchant un puissant spot émergeant d’un bouquet de tiges articulées fixé au mur.

Si-Do se pencha sur la mécanique d’Ivan, muni d’une sorte de tournevis à deux têtes tournoyantes et vrombissantes.

 

 

Deux bonnes heures de bidouillages furent nécessaires à la remise en état de son membre artificiel. Les joks avaient de quoi recharger assez facilement ceux de ses modules qui s’étaient vidés de leur énergie – de longs câbles à longueur variables que son « docteur » tirait d’une grosse bobine par terre, reliée à une batterie de cellules solaires et éoliennes disposées sur la façade de l’édifice. Par contre, le rafistolage des modules morts s’avéra plus laborieux. Il fallait les extirper tout en préservant la connectique, puis dénicher dans leur réserve bordélique les éléments convenant à leur réparation. Cette tâche paraissait presque impossible à Ivan, mais avec l’aide de trois joks qui cherchaient les pièces que Si-Do leur nommait, le bras du jeune homme finit par récupérer sa mobilité.

 

Par K. Loo - Publié dans : Chapitres sans zique
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